Ce qu’il faut savoir avant d’accepter une offre d’achat

Quand un propriétaire met en vente son bien immobilier, il est possible et même courant qu’il reçoive une offre d’achat. Il s’agit d’un acte formulé par un acquéreur, faisant part de sa volonté d’acheter le bien en vente. Il peut se faire oralement ; mais il a plus de  valeur juridique en étant par écrit. Et l’acquéreur doit obligatoirement déposer le prix auquel, il est prêt à donner pour la maison. Par la suite, c’est au tour du vendeur d’accepter l’offre, afin de finaliser la vente. Seulement, il faut savoir que l’acceptation d’une telle offre produit divers effets et engage les deux parties. Alors, que faut-il savoir avant de procéder à son acceptation ?

L’acceptation équivaut à une vente

Avant d’accepter une offre d’achat, il faut savoir que celle-ci donne obligatoirement lieu à une vente. Une fois que le vendeur a témoigné son acceptation en contresignant l’acte en respectant l’une des modalités suggérées par celui-ci ; il peut considérer son bien comme étant vendu. C’est d’ailleurs pour cela que le contenu d’une offre d’achat repose sur des exigences précises, dont le coût et les conditions suspensives de la vente. Ainsi, une telle offre ne doit jamais être prise à la légère par le vendeur. Si jamais le prix mentionné ou les conditions ne lui conviennent pas ; il a la possibilité d’entamer une négociation avec l’offreur. Ce qui n’est plus faisable après acceptation.

L’impossibilité de recevoir d’autres offres

Vendre un immobilier peut parfois s’avérer difficile. Mais parfois, il se peut que plus d’acquéreurs soient intéressés par ledit bien. Par conséquent, si vous espériez ou souhaitiez recevoir d’autres offres plus attirantes ; ce n’est pas la peine de se précipiter à accepter une offre d’achat. Ceci car une fois que le vendeur a admis une offre ; il n’est plus en possibilité de négocier et de discuter avec d’autres éventuels acheteurs.

L’impossibilité de se rétracter

Avec une offre d’achat validée, les deux parties sont toutes engagées. Néanmoins, si l’acheteur dispose d’un délai de 10 jours pour se rétracter ; le vendeur ne dispose pas de ce droit. Autrement, il est tenu de livrer son bien à l’offreur, devenu acheteur. Et si éventuellement, il revient sur sa décision de vendre ; l’acquéreur a le droit d’intenter une action en justice pour réparation du tort causé. Quand bien même, le vendeur peut retrouver sa liberté suite à la réalisation d’une des conditions suspensives, prévues par l’offre. De même, il lui est possible, après le fait d’accepter une offre d’achat, de se retourner contre l’acheteur en vue de dommages-intérêts, en cas de rétractation abusive de ce dernier.

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